Dernière mise à jour : 12/03/2024 Modalités |
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Implanté en 1990 avec l'aide de soutiens extérieurs (*) et avec énergie, enthousiasme et nouvelle confiance possible en les forces de la vie et de l'avenir au milieu d'un océan de maïs conventionnels, le lieu a, plus qu'auparavant, besoin d'une nouvelle impulsion pour le porter plus loin. Cela tant sur le plan de sa mise en valeur agricole que de ce qu'il représente comme mode de rapport à la propriété et à l'argent. Ce n'est en effet pas une une location où l'on peut se tourner vers un propriétaire pour certaine choses en échange du loyer qu'on lui verse et quitter sur simple préavis, ni une propriété totalement complète au sens actuel dont on peut aussi "abuser", mais un accès à l'usage et la pleine responsabilité de la mise en valeur d'un lieu avec la possibilité de transmettre à un successeur selon l'accord qu'on trouvera avec lui sur la "valeur" (pas forcément monétisable) de ce qu'on y laisse. C'était du moins le
cadre et la perspective jusqu'à présent. Nous aiderons donc
encore volontiers celle, celui ou celles et ceux qui voudront
reprendre le flambeau même si nous voyons déjà nos moyens de le
faire décliner.
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Concernant l'exploitation, la possibilité de prendre une retraite à taux plein date déjà du 1er février 2016, l'activité a donc été transférée provisoirement entre conjoints le 31 mars 2016, afin de permettre encore la production de semences légumières (20 ares) qui assure l'équilibre économique pour l'entretien de la fertilité du sol et des haies sans ponctionner la retraite. |
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En attendant un partenariat de reprise fiable, nous pouvons éventuellement participer au dispositif des "espaces test agricoles" en permettant à un porteur de projet d'installation de s'essayer en situation quasi réelle à tout ce que cela suppose. Ce dispositif pourrait aider à celle-ci. Deux expériences semblent cependant montrer qu'il faut alors veiller à ne pas le confondre trop vite avec la reprise elle-même. Au-delà donc de la capacité professionnelle qui doit être suffisante (déjà pour mettre celui-ci sur pied si un tel dispositif est souhaité) et de l'adéquation du projet avec le lieu, première étape incontournable, c'est autour de la capacité de proposition concernant le transfert de l'habitation (ou sa modification en deux logements distincts dans le cadre d'un habitat participatif) que se jouera la possibilité de reprise. Cela suppose probablement de s'entendre sur un transfert progressif des éléments formant le tout. Et donc une sorte de période de transition-association. Pouvoir s'inscrire dans un prolongement ou un approfondissement des intentions sociales initiales de l'association propriétaire serait bienvenu, mais ce pourrait être aussi des formules autres comme une installation à plusieurs, ou soutenue par une communauté (de "clients" par exemple). Ce
qui compte c'est que la vocation agricole professionnelle du lieu
selon l'une des différentes formes d'agriculture "bio" ne puisse
être trop dévoyée par des aspects de jouissance patrimoniale. Nous restons cependant conscients qu'on peut devoir partir de là et avoir besoin d'être accompagné. Ce qui compte alors c'est de vouloir se placer sur une trajectoire sensiblement différente d'un projet strictement individuel classique.
Suivant
nos estimations une reprise globale (maison, installations et
matériel) dans le cadre de
l'actuel bail emphytéotique (qui serait "rechargé")
s’élèverait au grand maximum à 170 000 € (à moduler selon l'état
des composants et l'utilité des biens mobiles au moment de la mise
sur pied des conditions détaillées de reprise). Mais, comme déjà évoqué plus haut, la recherche visant à aussi passer progressivement le bâti dans un contexte de démarchandisation semblable à celui du sol devrait permettre de réduire son coût de transfert. Ainsi selon la situation du ou des repreneurs et la qualité de la dynamique "collective" ou "alternative" du projet, peut-être pourrait-il aussi être à nouveau fait éventuellement appel aux dons de tiers. |
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Sinon,
en deuxième choix, il peut
aussi être envisagé pour le sol, comme le bâti, le transfert vers
une autre structure associative ou sociétaire. En 2020, des démarches ont été commencées en ce sens , mais des difficultés internes à leur organisation (et peut-être l'absence d'un repreneur "moteur") l'a laissé en suspend. Reste cependant qu'un aménagement de la structure juridique existante permettrait probablement une gestion humainement plus proche, une responsabilité moins diluée et donc plus autonome d'aspects tendant à devenir bureaucratiques et serait alors peut-être plus innovant (mais demanderait quand même un peu de goût pour les choses juridiques). En tout état de cause, c'est au futur repreneur de rassembler, par son projet, les partenaires et les moyens pour le mener à bien. Nous accompagnerons cela bien évidemment. |
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En troisième
choix, nous savons
aussi qu'en dernier recours, une vente de l'ensemble, comprenant
donc le sol, devra peut-être être examinée un jour (voire
bientôt). |
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On
le voit, non seulement la reprise d'une exploitation existante en
pleine "Zone Agricole" où les instances de la profession ont leur
mot à dire limitant le débordement de prix et le changement de
destination diffère déjà d'un simple achat de terrain avec maison.
(*)
Cette aide était en fait un travail de recherches et d'études,
porté d'abord, indépendamment du projet agricole proprement
dit, par des personnes intéressées au legs de R. Steiner
surtout connu comme à l'origine d'un regain de vigueur du
mouvement anthroposophique et sa nouvelle capacité à désormais
passer dans des applications pratiques telles que l'agriculture
biodynamique. Mais celle-ci, comme d'autres d'ailleurs, ne prendra
socialement sa mesure que si un certain nombre de rapports sociaux
anciens (auxquels on ne pense pas d'emblée dans un projet
strictement orienté sur un rapport à la nature) changent. |
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Premier contact de
préférence par mail :
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